À propos de…

Pour endosser la déclaration ci-dessous, contactez: energy [at] conservationcouncil.ca
CAMPAGNE ANTINUCLÉAIRE NOUVEAU-BRUNSWICK
La Campagne antinucléaire Nouveau-Brunswick est soutenue par un groupe de citoyens inquiets et opposés aux activités nucléaires au Nouveau-Brunswick telles que l’exploration et l’exploitation minière de l’uranium et la production d’énergie électrique d’origine nucléaire.
Les entreprises d’exploration d’uranium ont jalonné plusieurs acres de terre au Nouveau-Brunswick, entre autres à l’intérieur et autour des collectivités de Hoyt et de Cambridge Narrows, à l’intérieur des limites de la capitale provinciale et dans le bassin versant de Turtle Creek qui approvisionne Moncton d’eau potable.
L’histoire et des évidences scientifiques nous apprennent que l’exploration et l’exploitation minière de l’uranium sont à l’origine de conséquences irréversibles sur la santé de nos écosystèmes, sur nos bassins versants, sur la faune, sur l’agriculture, sur les activités récréatives et sur les collectivités avoisinantes, en aval et dans les régions sous le vent.
L’extraction et le broyage de l’uranium produisent d’énormes volumes de rejets radioactifs de longue période. Ces déchets radioactifs contiennent du thorium-230, du radium-226 et du radon-222 qui se dégagent lentement au cours de la désintégration des atomes d’uranium durant des milliards d’années. Ces éléments radioactifs peuvent facilement s’introduire dans l’environnement des résidus de traitement instables des moulins d’uranium où ils peuvent survivre pendant 100 000 années. Les populations qui vivent près des déchets d’uranium sont dangereusement exposées aux éléments radioactifs reliés à de sérieux états de santé tels que les différentes formes de cancer et de maladies relatives à la reproduction.
Le forage regroupé, utilisé en exploration avancée, peut être la cause de contamination au radon de la nappe phréatique, et n’exige pas l’obtention de permis spéciaux bien qu’il n’existe aucune preuve que cette pratique soit sécuritaire. Et pendant ce temps, il n’existe toujours pas de solutions aux problèmes sanitaires et environnementaux associés à l’extraction de l’uranium et à la gestion à long terme des immenses volumes de déchets dangereux pour l’environnement.
L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE N’EST PAS UNE OPTION
Le Nouveau-Brunswick a déjà une centrale nucléaire, à Pointe-Lepreau, dans la région de Saint-Jean. Le réacteur de Pointe-Lepreau sera fermé en avril 2008 pour une rénovation prévue. Une deuxième centrale nucléaire est proposée dans la même région et les résultats d’une étude de faisabilité sont dangereusement proches. Énergie atomique du Canada (EACL), une autre agence qui souhaite ardemment développer de nouvelles centrales nucléaires décidera si une deuxième centrale est faisable. On doit donc s’attendre à ce que l’étude soit favorable à la construction de cette deuxième centrale malgré les nombreux risques et toutes les questions sans réponse.
L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE EST MALPROPRE
L’Association nucléaire canadienne prétend, à tort, que le nucléaire est « propre » et ne produit aucun gaz à effet de serre. C?est faux. Le cycle du combustible nucléaire de l’extraction de l’uranium, de son broyage et de son enrichissement jusqu?à la construction du réacteur de la centrale, au déclassement des installations, au transfert et au stockage du combustible usé, sont toutes des étapes qui dépendent de combustibles fossiles non renouvelables. L’accroissement de la puissance de génération d’énergie nucléaire exigerait que l’on exploite de plus en plus de minerai pauvre, ce qui exigerait encore plus de combustible fossile.
L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE EST DANGEREUSE
Le lobby du nucléaire soutient que l’énergie nucléaire est sécuritaire, mais il n?existe aucun niveau de radiation sécuritaire que les centrales nucléaires peuvent à un certain moment relâcher dans l’environnement sous forme de résidus d’uranium ou de déchets des réacteurs. Nulle part au monde, on n?a encore réussi à se débarrasser d’une seule barre de combustible appauvri. L’énergie nucléaire est inextricablement liée à des risques inacceptables : la prolifération d’armes nucléaires, la création de cibles terroristes potentielles, et la possibilité très réelle d’un accident nucléaire catastrophique. Et la situation de l’actuelle centrale nucléaire au Nouveau-Brunswick est source d’inquiétudes additionnelles puisque la centrale de Pointe-Lepreau est située sur une ligne de faille sismique. Et pendant que l’énergie nucléaire est exclue par plusieurs gouvernements au monde pour raisons de sécurité, les dangers pour les habitants du
Nouveau-Brunswick sont considérés comme un simple coût de production acceptable. Et la deuxième centrale nucléaire ne serait consacrée qu’à l’exportation de son énergie vers les États-Unis.
L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE REPOSE SUR DES RESSOURCES NON RENOUVELABLES
Les centrales nucléaires dépendent de l’uranium qui est une autre ressource non renouvelable qui tôt ou tard disparaîtra si on l’utilise. C’est pourquoi la transition vers des sources d’énergie renouvelables (solaire, éolienne et marémotrice) sans production de déchets nocifs doit commencer dès maintenant.
L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE EST INABORDABLE
Même si les dés sont pipés dans le marché de l’énergie, la cogénération et l’éolien sont déjà des options de moindre coût comparé au charbon ou au nucléaire. Si nous empêchons que le nucléaire accapare les rares capitaux et entrave ainsi la transition vers les renouvelables, d’autres sources d’énergies renouvelables vont rapidement devenir à la fois pratiques et économiquement possibles. Plusieurs études, y inclus celle préparée par le New Scientist, ont trouvé que les véritables coûts du nucléaire sont sous-estimés par un facteur de trois. Si les subventions gigantesques accordées au nucléaire (jusqu’ici environ 75 milliards de dollars au Canada) étaient éliminées, le coût de l’électricité provenant des centrales nucléaires augmenterait par 300 %. Par ailleurs, le nucléaire étant une activité à extrêmement haute intensité de capital et même lorsque l’on considère l?extraction initiale du combustible, très peu d’emplois sont créés par rapport au capital investit. Chaque emploi créé dans le nucléaire coûte 750 000 $ ou plus encore. D’autre part, l’extraction de l’uranium en Saskatchewan a payé qu’une faible proportion des redevances qui avaient été promises à la province. Et seulement la moitié des emplois promis aux peuples indigènes du Nord ont été actuellement créés. Plusieurs études confirment que le secteur des énergies renouvelables produit beaucoup plus d’emplois. Les installations éoliennes, tout comme les installations solaires produisent 5 fois plus d’emplois par somme investie.
L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE BLESSE L’ÉTHIQUE
Bien que peu de Canadiens en soient conscients, l’uranium extrait des mines du Canada a déjà été utilisé pour fabriquer des armes nucléaires. L?uranium appauvri (D.U.) que l’on retrouve dans les déchets provenant de l?extraction de l?uranium est expédié illégalement du Canada vers les États-Unis pour fabriquer des balles très toxiques. Des armes à uranium appauvri ont été utilisées par les États-Unis sur plusieurs zones de guerre depuis 1991 et elles se sont avérées responsables de l’augmentation des malformations à la naissance et de cancers infantiles en Iraq. L’industrie de l’extraction de l?uranium au Canada, le gouvernement canadien et d’autres adeptes sont donc complices dans ce qui est appelé une guerre à faible intensité nucléaire. Selon un rapport publié au mois d’août 2002 par la Sous-commission de la promotion et de la protection des droits de l’homme, l’utilisation d’armes à uranium appauvri ne respecte pas la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, les quatre Conventions de Genève de 1949, la Convention sur l’interdiction ou la limitation de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, de 1980 et les Conventions de la Haie de 1899 et de 1907, qui interdisent expressément d’employer « des poisons ou des armes empoisonnées » et « des armes, des projectiles ou des matières propres à causer des maux superflus. »
Les politiques du Nouveau-Brunswick devraient s’orienter vers la production décentralisée et efficace d’énergie sécuritaire et propre à partir de combustibles renouvelables contribuant aux économies locales, plutôt que vers une économie fondée sur des ressources importées non renouvelables et polluantes. Le Nouveau-Brunswick est déjà connu au Canada comme étant le troisième plus important émetteur de gaz à effet de serre par personne.

En se fondant sur les faits mentionnés ci-haut, la Campagne antinucléaire Nouveau-Brunswick demande :

1. L’interdiction permanente de l’exploration et de l’extraction de l’uranium au Nouveau-Brunswick.
2. L’abandon de tout plan d’expansion d’énergie nucléaire.
3. Le retrait progressif des programmes nucléaires y inclut l’abandon des plans de rénovation du réacteur de Pointe-Lepreau.
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Les organisations suivantes ont endossé la Campagne antinucléaire Nouveau-Brunswick:
Bantry Bay Farm, St. Andrew’s, NB
Campaign for Pesticide Reduction, NB
Canaan-Washademoak Watershed Association
Canadian Unitarians for Social Justice – NB Chapter
Conseil de conservation de N-B
Fredericton Peace Coalition
International Institute of Concern for Public Health
Knowledge is Power Collective
Mobilization – a student/community social justice group in Fredericton
People for a New Perspective on Energy – PANE
Sentinelles Petitcodiac
Sierra Club of Canada
SOS Eau Water Sankwan
Pour plus de renseignements sur Campagne antinucléaire Nouveau-Brunswick, contactez :  energy [at] conservtaioncouncil.ca

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